En entreprise, tout est question d’allocation des ressources et la maitrise des dépenses. Il s’agit en gros de savoir prendre les bonnes décisions stratégiques dans l’exploitation de l’activité de telle ou telle société. Les managers n’ont pas tous la clé pour une bonne gouvernance. Il y en a qui arrive à joindre les deux bouts et d’autres qui sombrent dans les dettes. Personne ne souhaiterait être dans la seconde situation. Et pour éviter cela, il existe une multitude de moyens pour prévenir ce type de situation. Que ce soit pour l’analyse de la trésorerie, au calcul des divers ratios de productivité. Cela concerne aussi tout autre type de calcul relevant de la finance, tous espèrent assurer un constant financement de l’entreprise pour laquelle ils travaillent. Quand il s’agit de financer ses projets et ses activités, la majorité des entreprises procède d’abord au recensement de leurs ressources internes avant de passer à celles externes. Ainsi il minimise les dépenses en remboursement d’intérêts.

Sans plus attendre, revoyons ensemble ce qu’il y a à savoir sur la capacité d’autofinancement ; une des ressources internes de l’entreprise.

Qu’est-ce que la capacité d’autofinancement ?

Pour pouvoir comprendre sa finalité et comment l’utiliser, il est tout à fait logique d’y mettre tout d’abord une définition pour ne pas se perdre. La notion de capacité d’autofinancement est le surplus dégagé entre les entrées de flux ou encaissements et les sorties de flux ou décaissements pendant un exercice bien déterminé. Il s’agit, à cet effet, de la trésorerie que l’entreprise a générée pendant une certaine période. Contrairement aux ressources externes, la capacité d’autofinancement est générée à l’interne. Dans ce sens que sa création dépend entièrement de la performance de l’entreprise à créer de la valeur tout en ayant une certaine maitrise de ses décaissements. La CAF ou la capacité d’autofinancement a pour rôle de rembourser les emprunts, de financer les investissements, d’augmenter ses capitaux propres et de permettre aussi la distribution de dividendes. Elle sert donc à plusieurs choses. Pour en savoir un peu plus, cliquez ici.

Le calcul par la méthode soustractive

Cette méthode est un mode de calcul proposé pour le calcul de la capacité d’autofinancement. Aussi appelé méthode explicative, le point de départ de ce mode de calcul se situe au niveau de l’EBE ou de l’Excédent Brut d’Exploitation. Dans son appellation en tant que méthode explicative, elle a été nommée ainsi, car chaque composant dans son calcul est théoriquement classé comme étant des éléments produisant de la trésorerie pour la société. Pour plus de fidélité, cette méthode doit toujours être avantagée à la méthode additive. Le calcul de la CAF dépend donc de la connaissance ou non l’excédent brut d’exploitation (EBE). La CAF est égale à l’addition de l’EBE aux transferts de charges d’exploitation, aux autres produits d’exploitation, aux produits financiers et aux produits non courants soustraits de la somme totale d’autres charges d’exploitation plus les charges financières, les charges non courantes et des impôts sur le bénéfice.

Le calcul par la méthode additive

Contrairement à la méthode soustractive, la méthode additive part du bas vers le haut. Dans ce sens que le point de départ est le résultat de l’exercice. La capacité d’autofinancement est dégagée grâce à l’addition du résultat aux dotations aux amortissements et provisions, aux valeurs comptables des actifs vendus diminués des reprises sur amortissements et provisions et des produits de cessions des actifs cédés plus ou moins les quotes-parts de subventions d’investissement virées au compte de résultat. Ce calcul ne peut donc se faire que lorsque tous les éléments cités ci-dessus sont connus. Dans le cas contraire, il sera donc impossible de calculer la capacité d’autofinancement sans la mise à disposition de ces données sur les mains du responsable.

Avantages sur la connaissance de cette information financière

Cet élément financier est très prisé par bon nombre d’entreprises, car il leur permet de jouir de plusieurs avantages. Le premier avantage et celui qui attire le plus. Le calcul de la capacité d’autofinancement permet de connaitre l’autonomie de la société. Tout rêve d’entreprise est de pouvoir fonctionner sans aides extérieures. Pour cela, la trésorerie générée dégagée permet de connaître le positionnement de ladite société sur la réalisation d’un autofinancement de ses activités. Il s’agit en gros de connaître la dépendance de l’entreprise à ses tiers (fournisseurs, actionnaires, investisseurs, etc.).

À part cela, il y a aussi une certaine autonomie dans le processus de prise de décisions. Si l’entreprise auparavant basait son exploitation et ces décisions sur les projets des investisseurs, ce n’est plus le cas quand elle possède ses propres fonds. Pour stabiliser son activité et peut-être l’accroitre, elle peut prendre les décisions qui lui semblent justes pour cela ; décisions qui ne sont pas forcément celles qui auront été choisies par l’ensemble des anciens actionnaires. Répondre aux besoins de ses projets et son activité dépend entièrement d’elle-même et de sa capacité à générer de la liquidité.